La rareté des pluies, occasionnant des poches de sécheresse, perturbe gravement la saison agricole. Par endroits, les paysans sont obligés de semer plusieurs fois. Là où les semis n’ont pas avorté, la croissance des cultures est entravée par le manque d’eau. Comme si cela ne suffisait pas, on constate l’apparition de maladies foliaires.

Ce phénomène préoccupant accentue considérablement les risques d’insécurité alimentaire. Au Mali, l’agriculture est la principale activité économique et les paysans constituent la majorité de la population. Ce sont eux qui subissent de plein fouet ce dérèglements climatique.

Le cumul de ces facteurs fait craindre le pire : << L’atteinte des objectifs annuels de production est fortement compromise pour l’ensemble des filières agricoles du  pays>>, s’inquiète Seydou Coulibaly, cultivateur à Baguinéda Kobalakoro-Lafiabougou.

Le début de la saison a été marqué par un léger retard. << Les travaux champêtres ont commencé le début juillet, mais depuis lors, la pluie n’est pas constante. Il ya eu même une longue période sans la moindre goutte d’eau, ce qui a paralysé la saison hivernale pour les paysans >>, témoigne-t-il.

Selon lui, l’irrégularité des pluies impacte gravement l’évolution et la croissance des plantes céréalières, potagères et tropicales. A cela s’ajoute l’apparition de maladies foliaires, les trous se forment sur les feuilles et les insectes se multiplient.

Pour Mohamed Adama, un autre producteur, l’inquiétude est vive quant aux futures récoltes. Si la situation persiste, les rendements risquent d’être catastrophiques. << La pluie est rare depuis le début de la saison. Il peut s’écouler une semaine entière sans qu’il ne tombe une seule goutte d’eau. C’est tres préoccupant >>, affirme-t-il. << Nous cultivons le maïs, le mil, l’arachide, le riz et le haricot, mais ce sont le riz, le maïs et le mil qui sont plus touchés par le phénomène >> a-t-il ajouté.

Les producteurs soulignent également que les semences utilisées sont traditionnelles et non résilientes face à la sécheresse. Faute d’humidité, la plupart de ces cultures fleurissent, entraînant le replu du feuillage des plantes.

Ali SANKARÉ

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