






Le lancement officiel des épreuves écrites du concours national d’entrée à l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) a eu lieu ce samedi 12 septembre dans les locaux de l’École Normale supérieure (ENSup) de Bamako. Le coup d’envoie est donnée par le Directeur général de l’établissement.
Il est presque 8h. Les candidats sont tous bien installés. Les mains sont moites et les battements de cœur accélèrent, bientôt les éprouves commencent.
Au cours de ces deux jours, les 12 et 13 septembre, ils affronteront la dissertation, les questions d’actualité, la contraction de texte et l’anglais. Au total, 60 places sont à pourvoir, réparties à égalité entre les filières Journalisme et Communication.
Accompagné du président du jury, le professeur Alassane Diakité, le Directeur général de l’établissement, le docteur Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a procédé au rituel d’usage en ouvrant la première enveloppe contenant les sujets de dissertation.
Depuis quatre ans, l’ESJSC maintient un effectif restreint de 30 étudiants par cohorte afin de « garantir un suivi pédagogique individuel et de qualité », explique le Directeur. Les listes de candidatures révèlent une forte présence féminine, confirmant un intérêt croissant des jeunes femmes pour les métiers des médias et de la communication. Le Directeur général se réjoui de cette évolution sociologique, indiquant qu’au cours des trois dernières années, « la direction a parfois dû appliquer des mesures d’équité de genre pour maintenir un équilibre homme-femme au sein des promotions ».
Quant au professeur Alassane Diakité, il a tenu à rassurer l’assistance quant à la rigueur et à la transparence absolue qui caractérisent l’ensemble du processus, ajoutant que l’anonymat des copies et la vigilance de la surveillance garantissent l’équité des corrections.
Une moyenne minimale de 10,00/20 est exigée pour franchir cette première étape, selon le président du jury. L’épreuve orale, réservée aux candidats admissibles à l’écrit, visera à évaluer l’expression verbale, la motivation et la culture générale des aspirants.
Organisée depuis 2018, année marquant le démarrage effectif des activités pédagogiques de l’école, cette édition marque le recrutement de la 10ᵉ promotion de l’institution.
Parmi les 168 candidats, Fanta Bah s’affirme suffisamment outillée pour se faire une place en filière Journalisme.
Ouvert aux bacheliers de toutes les séries âgés de 24 ans au maximum, ce concours débouchera sur des résultats globaux définitifs proclamés par le jury à l’issue des entretiens oraux.
Fatoumata koné